Pénurie vétérinaire : 5 leçons de 2025 pour mieux planifier 2026
12 janvier 20262025 n’a pas “créé” la pénurie vétérinaire au Québec et au Canada — mais l’année a rendu ses effets plus visibles, plus fréquents et plus coûteux, surtout quand une clinique vit un départ imprévu, une réorganisation d’équipe, ou une pointe de cas urgents. Pour 2026, la question n’est plus de savoir si la pénurie existe. La vraie question est : comment on protège la continuité des soins et la capacité clinique, dans un contexte de ressource rare.
Où en est la pénurie, factuellement (QC + Canada)
Au Canada, le Guichet-Emplois (basé sur le Système de projection des professions au Canada) indique un risque important de pénurie pour la profession de vétérinaire à l’échelle nationale sur la période 2024–2033. On y retrouve aussi des indicateurs structurants : environ 12 600 vétérinaires en 2023, 34 % des travailleurs âgés de 50 ans et plus, et un âge médian de retraite rapporté à 66 ans.
Au Québec, l’OMVQ documente une dynamique clé : la mobilité. Sur la période 2019–2023, 42 % des médecins vétérinaires (1 121 professionnels) ont effectué au moins un changement d’établissement, totalisant 1 879 mouvements. Plus récemment, l’OMVQ rapporte qu’en 2024, le Québec comptait 2 804 médecins vétérinaires membres.
Ce que 2025 a changé sur le terrain : la pénurie “statistique” est devenue une pénurie “opérationnelle”
Même quand “le nombre total” de professionnels semble acceptable sur papier, la capacité réelle dépend d’éléments très concrets : disponibilité sur l’horaire, tolérance aux gardes, composition des équipes (vétérinaires, TSA/technicien(ne)s, réception), stabilité du leadership, et friction des processus (triage, transferts de dossiers, communications, suivis). En 2025, beaucoup de cliniques ont ressenti une réalité simple : la capacité livrable peut chuter rapidement, même avec une baisse minime d’effectif.
Les mouvements dans les grands groupes ont amplifié l’instabilité en 2025
En 2025, des changements organisationnels dans de grands réseaux (direction, structures internes, réaffectations) ont contribué à une hausse de mobilité et à des recompositions d’équipes. Quand une région est déjà “tendue”, quelques déplacements stratégiques peuvent créer un déséquilibre (horaires réduits, délais augmentés, pression accrue sur l’urgence, surcharge des cliniques voisines). Ce n’est pas un jugement : c’est un mécanisme classique de système sous contrainte.
Impact indirect, mais réel : tarifs douaniers et incertitude économique
Même si notre industrie n’est pas la cible principale, 2025 a été marquée par des tensions commerciales et des mesures tarifaires qui ont nourri l’incertitude au Canada. Exportation et chaînes d’approvisionnement ont été touchées, avec un contexte où les tarifs imposés par l’administration Trump ont fait partie de l’actualité économique. Du côté des entreprises, EDC a publié en 2025 des analyses sur l’impact des tarifs sur les chaînes logistiques et les intrants.
Pour les cliniques, ça se traduit surtout par une pression diffuse : coûts, délais, prudence sur certains achats/équipements, et sensibilité accrue des clients aux dépenses.
Ce que les cliniques doivent absorber : 4 conséquences très concrètes
Sur le terrain, la pénurie se manifeste rarement comme “on n’a pas de vétérinaire”. Elle se manifeste plutôt comme : (1) diminution de couverture (jours/soirs/nuits), (2) augmentation des délais et des transferts, (3) charge de travail instable (pics + rattrapage), (4) risque accru d’épuisement et de roulement, ce qui entretient le cycle.
Pourquoi le staffing flexible devient une stratégie clinique (pas juste RH)
Le point clé de 2025 : le remplacement n’est plus seulement une solution “pansement”. Bien fait, le staffing flexible devient un outil de continuité : maintenir les chirurgies, éviter l’annulation de journées, soutenir l’urgence, stabiliser les horaires, protéger les vacances/arrêts maladie, et réduire la pression chronique sur les titulaires.
Le rôle d’Oxilia : transformer le remplacement en capacité planifiée
Dans un marché en pénurie, l’objectif n’est pas de “trouver quelqu’un au dernier moment” (même si ça arrive). L’objectif est de réduire la volatilité. Concrètement, Oxilia se positionne comme un partenaire qui aide à :
- Sécuriser une couverture (remplacements, blocs planifiés, renforts ciblés en périodes à risque);
- Standardiser l’exécution (process simples, attentes claires, continuité d’information);
- Fluidifier la coordination (moins de friction administrative = plus de temps clinique);
- Mieux prévoir la capacité (planification proactive plutôt que réaction permanente).
Comment se préparer pour 2026 : la bonne question n’est pas “combien de gens”, mais “combien de capacité stable”
Pour 2026, les cliniques qui s’en sortiront le mieux ne seront pas celles qui “réussissent à recruter une fois”, mais celles qui bâtissent une capacité robuste : horaires réalistes, remplacements planifiés, standardisation minimale, et une stratégie de rétention qui protège l’équipe (et donc la qualité de soins).
2025 nous a appris une chose : la pénurie est un fait, mais la désorganisation n’est pas une fatalité. La différence se joue dans la planification et l’exécution — et c’est exactement l’espace où Oxilia veut être utile.